Sword World en anglais - crowdfunding - Mugen Gaming

Ce fut sans conteste l'une des grandes surprises de cette fin d'année 2025 : l'annonce relativement discrète d'une future traduction anglaise pour la licence Sword World, équivalent nippon de Donjons & Dragons, qui a permis aux jeunes japonais de découvrir le jeu de rôle sur table dès 1989 et a donné naissance à des franchises dérivées célèbres telles que les Chroniques de la Guerre de Lodoss, la Légende de Crystania ou Louie the Rune Soldier (lesquelles ont eu droit à leur adaptation en romans, animés et mangas. A ce sujet, on ne recommandera jamais assez les deux tomes de la Dame de Falis, superbement mis en image par l'excellent Akihiro Yamada – Rahxephon, Mystic Ark, DraculaXX/Castlevania Vampire Kiss, ...).

Un système de jeu simple, voire rudimentaire, qui lorgne énormément sur son inspirateur (au point de friser le plagiat), mais qui n'a cessé de se développer par la suite au fil des mises à jour et des extensions successives, lesquelles n'ont pas manqué d'insuffler une vraie touche asiatique à cette fantasy occidentale.

Aussi les curieux, collectionneurs et joueurs patentés seront-ils heureux d'apprendre que cette licence jusqu'ici réservée au sol japonais va faire l'objet d'une campagne de financement participatif sur backerkit courant 2026, dont on guettera le coup d'envoi (lequel sera donné dans un peu plus de quatre mois) avec d'autant plus d'intérêt qu'Amano a grandement contribué aux illustrations des premiers manuels, reprises sur le paravent du maître du jeu. Et s'il semble peu probable que l'éditeur Mugen Gaming opte pour celles-ci (dans la mesure où elle se base sur la version 2.5 du livre de règles - soit la plus récente, datée de 2018 -, davantage en adéquations avec les goûts du public moderne), on notera malgré tout la présence de l'une d'elles sur la page annonçant le crowdfunding, de sorte que tous les espoirs restent permis malgré tout.  

 

...tous, sauf ceux d'une éventuelle traduction française, hélas, celle-ci n'étant pas à l'ordre du jour : compte tenu du caractère relativement confidentiel (« de niche », écrira-t-on de façon plus appropriée), sans doute faudra-t-il se résoudre à l'acheter dans la langue de Shakespeare, ou à ne pas l'acheter du tout. 

Les anglophones en auront vraisemblablement pour leur argent. Les autres pourront toujours apprécier les artworks illustratifs, qu'on espère nombreux et de qualité.

A suivre, donc... 

Dans l'attente, il est possible de récupérer un fichier PDF de présentation sur la page officielle du projet


 

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